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Bienvenue aux éditions Jorn le 2 décembre

Publié le par Maison de la Poésie Languedoc Roussillon

Jean-Claude Forêt, Jean-Paul CreissacJean-Claude Forêt, Jean-Paul Creissac

Jean-Claude Forêt, Jean-Paul Creissac

Bienvenue aux Editions JORN

Vendredi 2 décembre – 19h

Maison de la Poésie Jean Joubert

Moulin de l’Evêque- 78, avenue du Pirée- Montpellier

 

Présentation : Jean-Claude Forêt et Jean-Paul Creissac, cofondateurs des éditions JORN

Lectures en occitan et en français par les poètes Sylvan Chabaud, Jean-Marie Petit, Jean-Frédéric Brun

Jean-Claude Forêt est universitaire, écrivain et poète occitan.

Jean-Paul Creissac est poète occitan et vigneron.

 

Les éditions Jorn publient depuis 1981 les œuvres poétiques occitanes les plus contemporaines aussi bien que les grands poètes du XXème siècle, en privilégiant les éditions bilingues,.

Association fondée en 1981, JORN a commencé par publier, jusqu'en 1986, une revue dont les quatorze numéros ont largement contribué au renouveau de l’écriture littéraire en occitan.

Parallèlement, et jusqu'en 1995, JORN, en co-édition avec les éditions Fédérop, va éditer une première série d'ouvrages aujourd'hui épuisés (Philippe Gardy, Bernard Manciet, Max Rouquette).

En 1995, Jean-Paul Creissac, Jean-Claude Forêt et Philippe Gardy, prennent la suite de Roselyne Roche à la direction des éditions JORN. Dans la continuité du projet initial, ils vont continuer à publier les plus grands noms de la poésie occitane  contemporaine : Max Rouquette, Robert Lafont, Bernard Manciet, Bernard Lesfargues, tout en défrichant de nouveaux territoires et en diffusant de nouvelles voix et des talents méconnus.

 

 

Mise à l'écart du système littéraire français, la littérature occitane d'aujourd'hui est pourtant l'une des plus riches parmi les littératures en langues minorées d'Europe. Héritiers d'une longue et prestigieuse tradition qui remonte au Moyen-Âge des troubadours en passant par le prix Nobel de Frédéric Mistral, certains poètes occitans ont marqué la création littéraire du XXe siècle par des œuvres fortes et originales, à la portée universelle.

Aujourd'hui, une nouvelle génération d'écrivains continue à témoigner du dynamisme et de la modernité d'une poésie qui n'a cessé de se renouveler depuis bientôt mille ans, sans solution de continuité, ouverte aux influences les plus récentes comme à l'exemple des grands anciens.

Jorn a fait le choix de l'édition bilingue, du panoccitanisme et d'une présentation sobrement élégante. Ses éditions essaient de rendre compte de la richesse et de la diversité poétique d'un immense ensemble linguistique qui s'étend des Alpes italiennes (Claudio Salvagno) ou maritimes (Joan-Luc Sauvaigo) jusqu'à l'océan (Bernard Manciet, Alain Viaut). Jorn tente ainsi d'affirmer, au-delà des modes et dans un souci d'exigence, l'universalité novatrice de l'écriture occitane contemporaine.

 

Jean-Claude Forêt

 

 

 

Sylvan Chabaud

 Né dans le Var, Sylvan Chabaud tient l’occitan à la fois d’un père militant occitaniste et d’un grand-père dont c’était la langue maternelle. Mais c’est au contact de la musique de Massilia Sound System qu’il adopte cette langue comme une des siennes.
Connu sous le pseudo de « Chab » au sein de Mauresca Fracàs Dub ou Mauresca (un groupe de ragga en occitan dont il est le chanteur et le compositeur), Sylvan Chabaud écrit, depuis les années de lycée, des poèmes et des chansons.
Ses études d’occitan à l’Université Paul Valéry de Montpellier ont été couronnées par une thèse sur le poète provençal Bellaud de la Bellaudière (XVIe siècle).
Il se consacre pleinement à la musique, à l’écriture et à la création actuelle en langue d’oc. Son premier recueil de poésie, Leis illas infinidas / Les îles infinies, a été publié en 2012 aux éditions Jorn

 

Joan-Frederic BRUN

Peter Mepa / 20 février 2015 / Auteurs, XX℮-XXI℮ siècles Guilhem Ader, Ismaël Girard, Max Rouquette, Joan Ganhaire, les lettres occitanes comptent quelques écrivains qui ont mené double vie, une en médecine, l’autre en littérature. Le diabétologue Jean-Frederic Brun, né à Montpellier en 1956, est de ceux-là. Il y ajoute une passion pour la spéléologie et la bouvine. Toutes ces activités répondent pourtant à une quête unique, l’exploration des territoires fantasmés de l’enfance. L’amour physique, viscéral, qu’il éprouve pour son pays d’avens, de serres et d’étangs, s’accomplit dans des pratiques sociales ou sportives ritualisées, mais aussi par la descente dans la double verticalité de l’histoire (ou de la légende) et de la langue. De là sa fascination pour les dires des anciens, les traditions camarguaises du « buòu » et du cheval, les récits de fées, le mystère des lieux et de leurs noms, le mot précis et riche, porteur d’usage et de mémoire. La langue sert de médiatrice entre ces traditions culturelles et une nature solaire décrite avec sensualité et même érotisme.

Joan-Frederic Brun inscrit son écriture dans la continuité d’une littérature montpelliéraine qui va de Raimbaud d’Orange à Max Rouquette en passant par le Petit Thalamus, Isaac Despuèg, Francés Deleuse e l’abbé Fabre.    

Joan-Maria PETIT

Ludivine Fabre / 20 février 2015 / Auteurs, XX℮-XXI℮ siècles Jean-Marie Petit est né dans une famille de vignerons près de Capestang, en plein cœur du vignoble languedocien. Vignerons atypiques, comme il le souligne lui-même, puisque son père était pilote dans l’Aéropostale avant de revenir à la terre et qu’il se plaisait à faire pousser des fleurs au milieu de ses vignes. Cette famille radicale socialiste ne le prédisposait pas à la découverte de la foi chrétienne, qui devait marquer toute sa vie depuis son adolescence. Il entre à l’École Normale en 1959, puis à la Faculté des Lettres de Montpellier : licence de Lettres Modernes, puis deux ans d’enseignement dans le secondaire, après quoi il retourne à la Faculté, comme enseignant cette fois. Son domaine de prédilection est l’oralité occitane sous toutes ses formes : dialectologie (il participe à l’Atlas Linguistique du Languedoc), ethnographie (il enquête dans le Biterrois), lexicographie. Il s’intéresse notamment aux formes brèves comme les proverbes et dictons, qui ne sont pas sans rapport avec sa propre poésie.

 

 

 

Sylvan Chabaud, Jean-Frédéric Brun, Jean-Marie PetitSylvan Chabaud, Jean-Frédéric Brun, Jean-Marie PetitSylvan Chabaud, Jean-Frédéric Brun, Jean-Marie Petit

Sylvan Chabaud, Jean-Frédéric Brun, Jean-Marie Petit

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Il y a un an...JEAN

Publié le par Maison de la Poésie Languedoc Roussillon

Jean Joubert dans l'atelier de Robert Lobet, 2012

Jean Joubert dans l'atelier de Robert Lobet, 2012

Il y a un an, le 28 novembre 2015, disparaissait Jean JOUBERT.

Poète, écrivain, auteur pour la jeunesse, cofondateur et Président de la Maison de la Poésie qui porte aujourd'hui son nom.

Poète de renom, il a été un infatigable militant de la démocratisation de la poésie, fier d'avoir obtenu qu'elle ait une place dans la cité. Il tenait à ce que ce lieu "Maison de la poésie" soit un lieu, disait-il, "d'amitié, de fraternité", un lieu "de partage et d'écoute".

Durant l'année 2016, les hommages se sont succédé, montrant l'ampleur de la popularité de Jean Joubert.

En souvenir de Jean JOUBERT, ce lundi 28 novembre l'émission Traces de Lumière de Christian Malaplate sur Radio FM+  a pour thème :

Jean JOUBERT:  Longtemps j'ai courtisé la nuit -

L'émission sera rediffusée mardi 29 novembre 2016 de 17h à 18h

La Ville de Montpellier a entièrement rénové le lieu qui porte son nom, et le portera bientôt sur le fronton.

Continuons de lire Jean Joubert. Merci à l'éditeur Bruno Doucey d'avoir publié en un seul recueil, "Longtemps j'ai courtisé la nuit", les premiers poèmes de Jean publiés chez Seghers , "Les lignes de la main", et les poèmes inédits collectés par ses amis, nous invitant ainsi à reparcourir une vie d'écriture et de réflexion.

Et poursuivons le travail, comme il le souhaitait.

Longtemps j'ai courtisé la nuit

et, veilleur solitaire,

j'écrivais sous une lampe basse

d'une encre toujours noire....

Jean Joubert, Le cavalier bleu,  Longtemps j'ai courtisé la nuit, éditions Bruno Doucey, 2016

 

Il y a un an...JEAN

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VROUZ le 28 novembre Jacques Bonnaffé / Valérie Rouzeau

Publié le par Maison de la Poésie Languedoc Roussillon

VROUZ le 28 novembre Jacques Bonnaffé / Valérie RouzeauVROUZ le 28 novembre Jacques Bonnaffé / Valérie Rouzeau

VROUZ, de Valérie ROUZEAU

Lecture performance par Valérie Rouzeau et Jacques Bonnaffé

 

Lundi 28 novembre – 19h

Maison de la Poésie Jean Joubert

Moulin de l’Evêque

78, avenue du Pirée - Montpellier

 

Duo de choc, lundi 28 novembre ! C’est un drôle de jour pour venir mais ne le ratez pas, surtout ! 

NE RATEZ PAS Vrouz et Paffff… Rouzeau Bonnaff’ dans les poésies. Jacques et Valérie, oui !

 

Il ne sait pas s’il faut la dire ou chanter, elle ne sait pas s’il faut rire ou pleurer, 

elle voudrait murmurer et garder les secrets qu’elle écrit tout haut, il est son porte-voix nuancé  

Avec elle, attention, pas de déclamation, pas de récitation. Il retient son souffle, il pourrait exploser !

On vient de lui décerner le prix Raymond Devos de la langue française, alors vous parlez s’il ballonne !

Elle a eu le grand prix Apollinaire pour Vrouz …..et vous voudriez rater ça un lundi ? Jamais !!

 

Jacques Bonnaffé

Valérie Rouzeau, Prix Apollinaire 2012, et Jacques Bonnaffé, Prix Raymond Devos de la langue française, échangent et jouent sur les poésies de Valérie.

 

VROUZ, de Valérie ROUZEAU

C’est Jacques Bonnaffé, le complice, qui a trouvé le titre de ce  livre de Valérie Rouzeau: une audacieuse réduction prénom-nom, en une onomatopée évocatoire : V…ROUZ…

 

Pourquoi on aime retrouver les poésies de Rouzeau Valérie ? Parce qu’elles reviennent comme des airs bien roulés, et parce qu’on n’avait pas fini d’y trouver cet inattendu qu’on attendait, parce qu’une phrase s’était accrochée à la mémoire, laquelle déjà ? 

Parce que c’est embarrassant les sentiments, mais qu’on n’a jamais su s’en débarrasser, alors continuons.

Parce qu’elle nous invite à faire notre jeu de construction des sons qu’elle met en magicienne,

parce qu’en lui se réveille l’âme des chanteurs et des vieux poètes, parce qu’elle parle du monde maintenant, jamais du monde ancien soupirant, elle voit le monde elle le parle, il y a des camions, il y a des arbres, il a des supermarchés et des tongs en soldes, des mangues du Brésil, il y a des enfants des petits Lus authentiques, des cartes bleues méchantes, des voisins des araignées des trottoirs et des docteurs, la vie juste parce qu’avec elle c’est en train de s’écrire, on sent l’instant même où la belle idée s’est invitée, et puis ça crépite d’intelligence, intelligence avec l’amicette connexion des mots, comme un serpent domino, elle est très forte mais reste fragile, Rouzeau. 

Valérie de l’éclosion, comme on dirait de la première pluie.

 

 

Jacques Bonnaffé

 

Je vous visiterai mes amis inconnus
Au sol dans les nuages je ne vous louperai
Aussi sûr que j'aurai dans ma chaussure
Un petit gravillon pour m'agacer le pied
Une plume collée sous ma semelle aussi
Un mégot antérieur long rêve de fumée
Ou crottin de cheval herbe mal essuyée
Réminiscence douce et dormante douce
Mes amis inconnus je m'assoirai dessus
Votre seul coeur de marbre
Dur et pur comme un chêne
J'ôterai de mon soulier le caillou blanc
Et je vous chanterai une chanson mince
A l'intérieur tout noir de moi.
 
Valérie Rouzeau, VROUZ, La table ronde
 

 

Valérie Rouzeau, née en 1967, vit en poésie : elle en écrit, elle en traduit ("La Traversée" de Sylvia Plath, Poésie/Gallimard, 1999 ; Le Printemps et le reste" et "Je voudrais écrire un poème" de Williams Carlos Williams ou encore Emily Dickinson), elle en lit à voix haute (lectures publiques), elle l'anime (ateliers d'écriture en milieu scolaire). Elle est l’ auteur de quelques 25 recueils de poésie et de plusieurs chansons pour le groupe Indochine.

Son ouvrage  Pas revoir (le Dé Bleu, 1999) a obtenu un grand succès. (4 rééditions)

Vrouz (La table ronde) a reçu le Prix Apollinaire 2012.

Jacques BONNAFFE

Comédien à part entière, engagé par ses choix au cinéma et sa relation aux auteurs, dans ses rencontres avec les metteurs en scène. Il étend sa pratique artistique à des domaines multiples, lectures ou concerts parlés, mise en scène, enregistrements mémorables, performances ou banquets littéraires, accordant à la poésie vivante, qu’elle soit dialectale ou savante, une part privilégiée.

Il s’est singularisé dans la poésie oratoire, avec entre autres performances durables L’Oral et Hardi, sur des textes de Jean-Pierre Verheggen, performance que l’on a pu voir à Montpellier en 2010 (codiffusion Maison de la Poésie/ Théâtre Jean Vilar, Molière 2010).

 Depuis septembre 2015, il anime et produit pour France Culture Jacques Bonnaffé lit la poésie, émission quotidienne de 4 minutes.

 

Outre pour L’Oral et Hardi, Jacques Bonnaffé a été invité par la Maison de la Poésie lors de la Comédie du livre 2006 pour une mise en voix et en espace des Sermons joyeux de Jean–Pierre Siméon.

Une rencontre avec le public, animée par Hervé Pons, auteur de « Jacques Bonnaffé, pitre et poète » (éditions de l’Attribut), a eu lieu à cette occasion.

 

 

 

 

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Jean-Baptiste Para le 25 novembre

Publié le par Maison de la Poésie Languedoc Roussillon

Jean-Baptiste Para le 25 novembre

Rencontre avec Jean-Baptiste PARA, poète, traducteur, rédacteur en chef de la revue EUROPE, directeur de la collection bilingue "D'une voix l'autre" aux éditions Cheyne. 

Vendredi 25 novembre – 19h

Maison de la Poésie Jean JOUBERT

Moulin de l’Evêque

78, avenue du Pirée – Montpellier

 

Présentation : Claude Adelen

Lecture, par Jean-Baptiste Para, d’extraits de son livre La faim des ombres (Obsidiane) Prix Apollinaire 2006

Evocation de son travail de traducteur, et présentation de ses traductions de l’italien : Antonella Anedda , Nuits de paix occidentale (L’escampette), et du russe : Nicolaï Zabolotski, Le Loup toqué (la rumeur libre)

Présentation de la revue EUROPE.

 

 

Jean-Baptiste Para, né en 1956, est poète, critique d’art et traducteur. Il a traduit en français des poètes et des écrivains italiens, des poètes indiens et russes. Jean-Baptiste Para a collaboré à plusieurs revues (Action poétique, L’Herne, Le Mâche-Laurier, Caravanes, La Revue de Belles Lettres, Neige d’août…) et ses poèmes ont été traduits dans plusieurs langues (chinois, japonais, espagnol, italien, persan…)Il est lauréat du prix Laure Bataillon,du prix Nelly Sachs et du prix Apollinaire.

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25 , 28 novembre: Jean-Baptiste Para, Valérie Rouzeau et Jacques Bonnaffé

Publié le par Maison de la Poésie Languedoc Roussillon

Jean-Baptiste PARA, Valérie ROUZEAU, Jacques BONNAFFEJean-Baptiste PARA, Valérie ROUZEAU, Jacques BONNAFFEJean-Baptiste PARA, Valérie ROUZEAU, Jacques BONNAFFE

Jean-Baptiste PARA, Valérie ROUZEAU, Jacques BONNAFFE

Nos prochains rendez-vous

Maison de la Poésie Jean Joubert

Moulin de l'Evêque

78 avenue du Pirée - Montpellier

le vendredi 25 novembre à 19h: 

Rencontre lecture avec Jean-Baptiste PARA, poète, traducteur, rédacteur en chef de la revue EUROPE

Présentation: Claude Adelen

le lundi 28 novembre à 19h:

VROUZ, de Valérie ROUZEAU, par Valérie ROUZEAU et Jacques BONNAFFE

Le détail dans les documents ci-dessous

Jean-Baptiste PARA

rappel: le programme du trimestre

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Attention soirée reportée: Rémi CHECCHETTO avec Lina LAMONT

Publié le par Maison de la Poésie Languedoc Roussillon

Rémi Checchetto, Lina LamontRémi Checchetto, Lina Lamont

Rémi Checchetto, Lina Lamont

Nous sommes dans l'obligation de reporter ce rendez-vous.

Une date en 2017 vous sera prochainement communiquée.

 

ICI MEME

 de Rémi Checchetto (éditions Tarabuste)

Lecture performance  avec

Rémi Checchetto : texte, voix – Lina Lamont : contrebasse

Maison de la Poésie Jean Joubert

Moulin de l’Evêque- 78 avenue du Pirée – Montpellier

A l’issue de la performance, Rémi Checchetto s’entretient avec Michaël Glück

Rémi Checchetto

Né en 1962, Rémi Checchetto. écrit pour des metteurs en scène, des comédiens, musiciens, danseurs, photographes ou plasticiens. Son œuvre navigue entre la poésie et le théâtre. (Il a une quinzaine de pièces de théâtre à son actif, publiées notamment aux éditions Espaces 34). Ses textes de poésie sont publiés par Tarabuste, Jacques Brémond, les éditions de l’Attente.

Bela Czuppon et Jean-Marc Bourg  notamment ont mis en scène ses textes.

Le 18 novembre, il est invité par la Maison de la Poésie Jean Joubert pour une lecture performée de son dernier ouvrage de poésie « Ici même » (éditions Tarabuste), en dialogue avec Lina Lamont à la contrebasse. Le lendemain, il participe à la ZAL salle Pétrarque à Montpellier.

 

On ne connaît pas un Rémi Checchetto mais plusieurs. Si l’on se réfère à la musique joliment italienne de son patronyme on pourrait dire qu’il y a des Checchetti. On en connaît un qui écrit pour le théâtre de longs monologues, et dont on pense qu’il ne fait pas la différence, qu’il ne veut pas la faire, entre l’écriture de théâtre et l’écriture de la poésie. Les deux s’inscrivent dans un travail d’intériorisation, de poétisation du quotidien et des êtres auxquels il se confronte.

(Alain Girard-Daudon)

 

 

 

un jour

elle s’est pendue à un fil à linge bleu

 

nos yeux furent griffés

grillés

par un gel très fort

 

tout ce que nous avions vu

su

est tombé en morceaux

 

nous avons assisté à cela

sans rien avoir pu arrêter

 

se forma l’abîme

 

 

le soleil continuait

à faire le ciel

ou la pluie selon

sans que cela nous atteigne

 

des jours, des mois, des années

 

puis nous avons bougé

avons fait un grand écart

sur la carte

du nord vers le sud

d’ouest en est

 

nouvelle terre

 

nouveau départ ?

 

est-il possible de se sortir

la tête de l’eau roide

et d’être ailleurs ?

 


 

dés arrivé ici même

nous nous mettons dans le paysage

les yeux y sont fortement réclamés

contrairement aux arbres

les yeux courent partout

voient partout de bonnes idées

des envies de ceci

des inclinaisons pour cela

quelques appétits pour ci et ça

 

la tête court toujours derrière

moins prompte et agile

elle s’essouffle

n’a pas le temps de

que déjà les yeux là, ci et ça

 

elle en perd un peu les pédales

ça se superpose, s’emmêle en elle

et tête se met à genoux

autant pour quémander une pause

que pour boire au robinet

 

au moins cela l’éloigne un peu de la fatigue

de la lasse et basse tête

des jours anciens

 

 

Rémi Checchetto, Ici même, Tarabuste 2015

 

 

 

Lina Lamont

Contrebasse et voix

 

Artiste-musicien entre Toulouse, Paris et Montpellier, Lina Lamont adapte son univers avec amour et passion à tous les arts qui vibrent avec la musique.

 Lina travaille en priorité avec les Mutins de Pangée pour qui il compose et enregistre les musiques de films depuis 10 ans (« Chomsky et Cie » de Daniel Mermet et Olivier Azam, « Que Faire » de Pierre Merejkovsky, « Grandspuits et petites victoires » d’Olivier Azam…).

 Lina signe aussi des musiques pour la scène en collaboration avec des chorégraphes (Isabelle Saulle et Adolfo Vargas, Alain Abadie, Carmela Acuyo…), avec des metteurs en scène de théâtre (Patrick Séraudie, Anne Lefevre, Marc Fauroux, Fabrice Guérin).

Lina Lamont a créé deux spectacles solo (Le Silence Lina Lamont, De l’invention des labyrinthes), se produit aussi aux côtés de ses amis improvisateurs (Isabelle Cirla, Barre Phillips, Marc Demerau) et artistes chanteurs (Orlando le Trio, Bed, Guillaume Barraband, Les Deux Maris de la femme poisson).

Lina accompagne souvent des conteurs, et des poètes (Laurent Grison, Dominique Sorrente, Anne-Marie Jeanjean), et organise des concerts comme Les Connexions Improvisées ou Les Portes de la Fontaine à Toulouse.

Plusieurs collaborations avec la Maison de la Poésie Jean Joubert (Anne-Marie Jeanjean, David Léon, au théâtre Jean Vilar), Périfolies du Marché de la Poésie de Paris... 

Lina Lamont prépare avec Alima Hamel des lectures accompagnées de nouvelles de Maïssa Bey qui seront créées le dimanche 11 décembre 2016 à Toulouse.

 

 

 

 

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Alain LANCE le 8 novembre

Publié le par Maison de la Poésie Languedoc Roussillon

Alain Lance, photo Elisabeth Schneider
Alain Lance, photo Elisabeth Schneider
Alain Lance, photo Elisabeth Schneider

Alain Lance, photo Elisabeth Schneider

Mardi 8 novembre - 19h

Maison de la Poésie Jean JOUBERT

Moulin de l'Evêque 

78, avenue du Pirée - Montpellier

Rencontre avec Alain Lance, poète, traducteur, président de la Biennale des poètes en Val de Marne (réseau MAIPO) 

Alain Lance est né en1939 à Bonsecours, près de Rouen. Enfance à Paris. Etudes d’allemand à Paris et Leipzig. Après avoir enseigné le français en Iran et l’allemand à Paris, il a dirigé des instituts culturels français en Allemagne (à Francfort sur le Main et à Sarrebruck) puis a été directeur de la Maison des écrivains à Paris de 1995 à 2004.

Il a publié une dizaine de livres de poésie, dont Distrait du désastre (en 1995 chez Ulysse fin de siècle, Dijon), Prix Tristan Tzara 1996. En 2000 est paru un choix de ses poèmes sur plus de trois décennies, intitulé Temps criblé, dans la collection Les Analectes, chez Obsidiane et Le Temps qu’il fait, (Prix Apollinaire 2001).

Il a également traduit de l’allemand, la plupart du temps en coopération avec Renate Lance-Otterbein, une dizaine d’ouvrages de Christa Wolf, des livres de poèmes et de prose ainsi que des pièces de théâtre de Volker Braun et cinq romans ou recueils de nouvelles de Ingo Schulze. Il a dirigé le domaine allemand des éditions Alinéa de 1985 à 1988. Membre correspondant de l’Académie des Arts de la Saxe, il a reçu en 2006 le Deka-Bank-Preis du Literaturhaus Frankfurt, qui récompense une personnalité étrangère ayant contribué à promouvoir la littérature allemande dans son pays. 

En septembre 2012, le prix Eugen Helmlé est attribué, à Sarrebruck, à Alain Lance et Renate Lance-Otterbein pour distinguer leurs traductions d’auteurs allemands contemporains.

 

Présentation :Claude Adelen

Lecture, par Alain Lance, de ses propres poèmes.

Lecture, par Alain Lance, de ses traductions de Volker Braun.

Alain Lance sera accompagné par Anne-Mareike Schultheis, lectrice du DAAD de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, qui lira les textes en allemand.

Dialogue avec le public à propos des problématiques de la traduction.

En partenariat avec la Maison de Heidelberg

 

Francfort-Leipzig, novembre 1990

 

Fantôme frontière

Pourtant je l'ai franchie

Désarmée le regard délarmé

Des souvenirs plein les narines

 

Lignite des années soixante

 

Il n'est plus de rouge

Que ces pommes en pyramide

Au pied des troncs noirs

Des jardins ouvriers

 

Camion kaki caractères cyrilliques

Migrateurs en retard

Sur le gris délabré

 

Paysage paysage

Dévore les rabâchages

Des fragiles personnels bombardés

 

L'hiver fait fondre la lumière

Temps perdu mérite inventaire

 

Alain LANCE, Temps criblé, poèmes 1962-1999, Obsidiane et le temps qu'il fait (2000)

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