1er avril: Préface Comédie du Livre, avec Claude ADELEN

Publié le par Maison de la Poésie Languedoc Roussillon

Claude Adelen, Delphine Chomel, Angelo Maria Ripellino, Vivian Lamarque
Claude Adelen, Delphine Chomel, Angelo Maria Ripellino, Vivian Lamarque Claude Adelen, Delphine Chomel, Angelo Maria Ripellino, Vivian Lamarque Claude Adelen, Delphine Chomel, Angelo Maria Ripellino, Vivian Lamarque

Claude Adelen, Delphine Chomel, Angelo Maria Ripellino, Vivian Lamarque

Vendredi 1er avril – 18h30

Médiathèque Françoise Giroud,

15 avenue de la cave coopérative - Castries

dans le cadre des Préfaces de la Comédie du Livre

Un poète traduit un poète…

Sur l’Italie de l’écriture

Angelo Maria Ripellino et Vivian Lamarque, par Claude Adelen

Le poète et critique littéraire Claude Adelen, également traducteur,

travaille actuellement sur la traduction des poètes italiens Angelo Maria Ripellino et Vivian Lamarque.

Claude Adelen propose une initiation aux problématiques de la traduction d’un texte poétique.

Lectures bilingues italien –français par Claude Adelen et Gisèle Pierra d’un choix de poèmes d’Angelo Maria Ripellino et de Vivian Lamarque.

Avec la participation de Delphine Chomel, violon.

Angelo Maria Ripellino

Angelo Maria Ripellino (1923-1978), poète, essayiste, spécaliste et traducteur de littérature slave. Il a fait connaître en Italie les poésies de Pasternak, Khlebnikov, Holan, entre autres. Il laisse trois grands recueils de poèmes : Nouvelles du déluge (1968-69), Sinfonietta (1972), et Le magnifique violon vert (1976). En 2006 ont paru ses Premières et dernières poésies.

Les poésies de Ripellino se présentent comme un appareil étincelant d’inventions linguistiques, flamboyantes de fantaisies métaphoriques, d’énumérations, de mises en situation théâtrale, appelées à représenter la « grande bouffonnerie de la douleur ». Les recueils sont constitués de poèmes compacts, simplement numérotés, comme s’il s’agissait d’un journal de bord, intime et fantasmatique à la fois.

Dans l’éventail des thèmes, une grande place est réservée à la maladie. Pour des raisons biographiques (il a été tuberculeux, puis diabétique et finalement est mort d’un accident cardio-vasculaire, à 55 ans).

Mais la révolte sociale n’en a pas pour autant moins de relief. La maladie du monde, faite de tortures, d’injustices, de violence qui oppriment l’humanité (il fut particulièrement affecté par la tragédie pragoise de 1968 et par le dévoiement de l’utopie communiste), se superpose à la maladie physique, et donnent à la confidence, une résonance sarcastique et tragique à la fois.

Vivian Lamarque (née en 1946)

Bien peu de poètes savent masquer la douleur, les blessures de la vie et le regret, à travers les formes « légères », comme réussit miraculeusement à le faire Vivian Lamarque.

Et bien peu de poètes ont, comme elle le don inné de faire voler la parole, la faisant parvenir instantanément au lecteur, lui communiquant ainsi une émotion vraie. Elle nous l’a prouvé depuis plus de trente ans, et chaque recueil arrive à nous étonner, à nous frapper, tantôt par sa douceur, tantôt par son tranchant, toujours lié à la réalité de l’existence et à la mémoire d’un traumatisme originaire (à neuf mois rejetée par sa famille vaudoise, et adoptée par une deuxième mère et un deuxième père, mort à 34 ans) , porté comme la cicatrice indélébile d’une blessure inguérissable.

Claude Adelen

Né à Paris en 1944, réside actuellement à Montpellier depuis 2012.

Premiers poèmes publiés en 1969 dans Les Lettres Françaises par Elsa Triolet.

A rejoint en 1971 le comité de Rédaction de la revue Action Poétique, dirigée par Henri Deluy. Resté fidèle à cette revue jusqu’en 2012, date à laquelle elle a cessé de paraître.

Y a tenu, de 1987 à 2012 une chronique de poésie qui a été rassemblée dans un livre « L’Emotion concrète » (Ed. Compact 2004). Nombreuses autres interventions critiques dans La NRF, La Quinzaine Littéraire, Europe, etc.

Secrétaire général de la Maison des écrivains de 2004 à 2008.

Président de la poésie de Montpellier depuis cette année.

A publié une dizaine de livres de poésie :

Bouche à la terre, Action poétique 1974

Légendaire EFR. Coll. « La petite Sirène » 1977

Marches forcées URSA 1985

Intempéries Ipomée Coll. Tardorne 1989

Le nom propre de l’amour Le Cri & Jacques Darras 1995

Soleil en mémoire Dumerchez 2002 Prix Apollinaire

Doù pas même la voix Dumerchez 2005 Prix Louis Labé

Légendaire / Auto anthologie 1969-2005. Flammarion, prix Théophile Gautier de l’Académie Française. 2009

Obligé d’être ici Obsidiane 2012

L’Homme qui marche Flammarion 2015.

Traductions de l’Italien :

Angelo Maria Ripellino (en cours, dont certaines ont été publiées dans la revue Secousse en 2015.

Nombreuses autres traductions : Vivian Lamarque, Maurizio Cucchi, Milo de Angelis. Giorgio Caproni etc…

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