BLAS DE OTERO 20 mars

Publié le par Maison de la Poésie Languedoc Roussillon

Blas de Otero

Blas de Otero

JE DEMANDE LA PAIX ET LA PAROLE

Pido la paz y la palabra

BLAS DE OTERO

vendredi 20 mars - 18h30

Médiathèque Françoise Giroud

15 avenue de la cave coopérative - Castries

Conférence et lectures bilingues par Jean TENA, professeur émérite de langue et littérature espagnoles à l'Université Paul Valéry

Avec Bruno MANJARRES, guitare et voix

Blas de Otero (1916-1978) est un des porte-parole les plus représentatifs de ce que l’on a pu appeler la « poésie sociale », courant qui prend le contre-pied de la « poésie pure » vers la fin des années 40 et au début des années 50, en plein franquisme. Blas de Otero veut s’adresser à « l’immense majorité » en démystifiant le discours officiel par des textes dont la plupart devront être publiés hors d’Espagne à cause de la censure.

Je demande la paix et la parole est au coeur du franquisme un texte d’insurrection.

Au cours de la première moitié des années 30 (République et Front Populaire), l’Espagne connaît un véritable « âge d’or » de la poésie en particulier grâce aux générations dites « de 98 » et « de 27 ». A l’avènement du franquisme, la plupart des poètes majeurs de l’avant-guerre sont soit morts (Unamuno, Machado, Lorca, Hernández) soit en exil. Restés en Espagne, deux membres de la génération de 27, Vicente Aleixandre (futur Prix Nobel) et Dámaso Alonso, proposent, en 1944, deux recueils essentiels, Sombra del paraíso et Hijos de la ira dont la densité contraste avec les productions de leurs collègues, prudents ou proches du pouvoir, chantres d’une " poésie pure" (grands sentiments, Nature, Dieu…) qui tourne carrément le dos à la triste réalité de l’Espagne de l’après-guerre. Vers la fin des années 40 et le début des années 50, cette réalité sera au cœur d’une poésie qui prend le contre-pied de la poésie pure et que l’on qualifiera de « sociale ». Ses porte-parole les plus représentatifs sont Gabriel Celaya et, surtout, Blas de Otero. Celui-ci veut s’adresser à « l’immense majorité » en démystifiant le discours officiel par des textes dont la plupart devront être publiés hors d’Espagne à cause de la censure.

L’étude de cette trajectoire poétique s’appuiera, en particulier, sur trois recueils :

Pido la paz y la palabra (1955), En castellano (1959), Que trata de España (1964).

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