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James NOEL , 13 et 14 décembre

Publié le par Maison de la Poésie Languedoc Roussillon

James NOEL , 13 et 14 décembre

Trois rencontres avec le poète James Noël

à l’invitation de

L’Université Paul-Valéry / La Maison de la Poésie Jean Joubert / La Boutique d’écriture & Co

Toutes ces rencontres sont gratuites et ouvertes à tous.

 

Mardi 13 décembre, 19h : Maison de la Poésie Jean Joubert

78 avenue du Pirée / 34000 Montpellier / 04 67 73 68 50

Présentation de l’œuvre poétique de James Noël et de sa dernière publication, La Migration des murs (2016), de son Anthologie de poésie haïtienne parue en 2015, mais aussi de ses activités liées à la revue IntranQu’îllités.

James Noël lira ses textes et s’entretiendra avec Marie Joqueviel-Bourjea.

 

 Mercredi 14 décembre, 16h-18h : Site universitaire Saint-Charles de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3.

Rue du Professeur Henri Serre / 34080 Montpellier / 04 11 75 70 10

James Noël s’entretiendra avec Marie Joqueviel-Bourjea à propos de son œuvre poétique, de ses travaux d’écriture en cours, mais aussi de ses nombreuses activités de « passeur de culture », et échangera avec le public présent.

 

 Mercredi 14 décembre, 20h-21h30 : Boutique d’écriture & Co.

76 rue du faubourg Figuerolles / 34070 Montpellier / 04 67 02 17 41

James Noël présentera la revue IntranQu’îllités et sa structure d’accueil d’artistes et d’écrivains en résidence, Passagers des vents.

 

*

 

James Noël est né à Hinche (Haïti) en 1978. Poète prolifique, il écrit dans deux langues : « Le créole pour la main gauche, le français pour la main droite ». Son premier recueil de poèmes, Poèmes à double tranchant (Seul le baiser pour muselière), publié en 2005, est ainsi présenté par le poète Frankétienne : « un recueil de poésie à double tranchant, esthétique et idéologique, à résonance individuelle et collective… Entrez dans l’univers fabuleux du poète, vous en sortirez ébloui, transfiguré ! »

 

En 2006, il publie Le Sang visible du vitrier, qui reçoit une mention spéciale d’excellence au Grand prix des Amériques Francophones à Montréal en 2007, ainsi que le Prix Fèt Kann en 2008.

Considéré comme la révélation de l’anthologie L’Année poétique 2008 (Éditions Seghers), James publie régulièrement, chez des éditeurs haïtiens, québécois, français, des livres marqués par le sceau d’une grande originalité : Kabon 47 (2009), Bon Nouvel (2009), Quelques poèmes et des poussières (2009), La Fleur de Guernica, Des poings chauffés à blanc (2010), Kana Sutra (2011), Le Pyromane adolescent (2013), Cheval de feu (2014), La Migration des murs (2012/2016). Ses publications lui valent de nombreuses distinctions, et il est pensionnaire de la Villa Médicis en 2012. En 2015, il est le dernier invité de Sophie Nauleau à l’émission « Ça rime à quoi ? » de France Culture.

Le Pyromane adolescent et Le Sang visible du vitrier sont repris en poche, dans la collection « Points » des éditions Seuil (novembre 2015) , alors que le poète fait paraître simultanément chez le même éditeur une Anthologie de poésie haïtienne contemporaine qui rassemble pas moins de 73 poètes haïtiens vivants. En octobre 2016, paraît La Migration des murs aux éditions Galaade, pamphlet poétique et philosophique dont une première mouture a vu le jour à Rome  à la Villa Médicis en 2013 ; il y invite chacun de nous à faire table rase de tous les murs qui font ruines de notre monde :

 

Un dé jeté ne saura abolir un tout petit pan de mur  Sous prétexte de sécurité, les murs essaient de tenir tête à la tremblante vie  Les murs résistent au jeu, à la musique, à la danse  Les murs résistent à la danse de peur d’être chavirés

 

Fondateur de la résidence Passagers des Vents, avec Pascale Monnin, il est également le maître d’œuvre d’IntranQu ’îllités, « une revue de première grandeur », selon les mots de Dany Laferrière, délibérément conçue « pour contrarier les certitudes et les idées reçues, et ainsi donner libre cours à tous les vents et les tremblements de l’esprit ». Lancée au festival Étonnants Voyageurs, cette revue incomparable, « de haute tension créatrice avec des pages qui vibrent et évoluent dans l’union libre des genres »,  en est à son 4ème numéro (2016).

Homme aux identités multiples, James Noël a également participé à différents tournages de films, comme Stone in the Sun, Une lampe au fond des mers (adaptation d’un de ses poèmes pour la promotion de la langue française en Chine), Haïti mon amour, ou encore Cheval de feu (film documentaire).

Il possède aussi la casquette de directeur d’acteurs, pour organiser régulièrement des spectacles, tels Vaudou Roma, joué à Rome, La Migration des murs, Rêveur à gages (2012, en clôture du festival Étonnants voyageurs), Le Pouvoir des mondes (mars 2016) ou encore Les Coussins de l’imaginaire (juillet 2016).

Ses textes sont lus et mis en musique par des chanteurs de renom, comme James Germain, Wooly Saint-Louis Jean ou encore Arthur H.

 

 

 

 

James NOEL , 13 et 14 décembre
James NOEL , 13 et 14 décembre
James NOEL , 13 et 14 décembre
James NOEL , 13 et 14 décembre
James NOEL , 13 et 14 décembre
James NOEL , 13 et 14 décembre

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Rencontre avec Jean-Marie de Crozals le 9 décembre

Publié le par Maison de la Poésie Languedoc Roussillon

Rencontre avec Jean-Marie de Crozals le 9 décembre
Rencontre avec Jean-Marie de Crozals le 9 décembre

Vendredi 9 décembre – 19h

Maison de la Poésie Jean Joubert

Moulin de l’Evêque- 78, avenue du Pirée- Montpellier

 

Rencontre avec  Jean-Marie de CROZALS

Poète, passeur de poèmes, Jean-Marie de Crozals présente ses différentes activités dans le domaine de la poésie et donne un récital de ses œuvres, accompagné par la violoncelliste Claire Menguy

En présence de l’éditeur Jean-Charles Domens, chez qui Jean-Marie de Crozals vient de publier Louange de l’Arn.

 

Jean-Marie de Crozals est né à Béziers en 1949. Ses premiers poèmes datent de 1966.

Poète, lecteur et passeur de poèmes, animateur d’atelier d’écriture à « La Voix du poème » à Pézenas et à Narbonne , la devise de son blason poétique est « fidélité à l’éclair ».Retiré en pleine nature à l’extrême nord de l’Hérault, il va son chemin en poésie et suit sa voie en partageant avec ses amis lecteurs et musiciens des lectures à voix haute.

Directeur artistique du Festival de Poésie de Valleraugue de 2001 à 2011

Directeur artistique du Festival de Poésie courtoise des Salces de 2011 à 2013

Animateur et co-créateur du « Quai de la voix » à Lodève de 2012 à 2014

Directeur artistique du Festival de Poésie Sauvage de la Salvetat sur Agoût 2014-2015- 2016 -2017

Animateur et fondateur de l’association « La voix du poème »

Créateur et animateur d’un cycle Poésie/Peinture et de lectures au Soleil Bleu à Lodève de 2010 à 2015

Lecteur de poésie à Radio Pays d’Hérault 2010-2012

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Bienvenue aux éditions Jorn le 2 décembre

Publié le par Maison de la Poésie Languedoc Roussillon

Jean-Claude Forêt, Jean-Paul CreissacJean-Claude Forêt, Jean-Paul Creissac

Jean-Claude Forêt, Jean-Paul Creissac

Bienvenue aux Editions JORN

Vendredi 2 décembre – 19h

Maison de la Poésie Jean Joubert

Moulin de l’Evêque- 78, avenue du Pirée- Montpellier

 

Présentation : Jean-Claude Forêt et Jean-Paul Creissac, cofondateurs des éditions JORN

Lectures en occitan et en français par les poètes Sylvan Chabaud, Jean-Marie Petit, Jean-Frédéric Brun

Jean-Claude Forêt est universitaire, écrivain et poète occitan.

Jean-Paul Creissac est poète occitan et vigneron.

 

Les éditions Jorn publient depuis 1981 les œuvres poétiques occitanes les plus contemporaines aussi bien que les grands poètes du XXème siècle, en privilégiant les éditions bilingues,.

Association fondée en 1981, JORN a commencé par publier, jusqu'en 1986, une revue dont les quatorze numéros ont largement contribué au renouveau de l’écriture littéraire en occitan.

Parallèlement, et jusqu'en 1995, JORN, en co-édition avec les éditions Fédérop, va éditer une première série d'ouvrages aujourd'hui épuisés (Philippe Gardy, Bernard Manciet, Max Rouquette).

En 1995, Jean-Paul Creissac, Jean-Claude Forêt et Philippe Gardy, prennent la suite de Roselyne Roche à la direction des éditions JORN. Dans la continuité du projet initial, ils vont continuer à publier les plus grands noms de la poésie occitane  contemporaine : Max Rouquette, Robert Lafont, Bernard Manciet, Bernard Lesfargues, tout en défrichant de nouveaux territoires et en diffusant de nouvelles voix et des talents méconnus.

 

 

Mise à l'écart du système littéraire français, la littérature occitane d'aujourd'hui est pourtant l'une des plus riches parmi les littératures en langues minorées d'Europe. Héritiers d'une longue et prestigieuse tradition qui remonte au Moyen-Âge des troubadours en passant par le prix Nobel de Frédéric Mistral, certains poètes occitans ont marqué la création littéraire du XXe siècle par des œuvres fortes et originales, à la portée universelle.

Aujourd'hui, une nouvelle génération d'écrivains continue à témoigner du dynamisme et de la modernité d'une poésie qui n'a cessé de se renouveler depuis bientôt mille ans, sans solution de continuité, ouverte aux influences les plus récentes comme à l'exemple des grands anciens.

Jorn a fait le choix de l'édition bilingue, du panoccitanisme et d'une présentation sobrement élégante. Ses éditions essaient de rendre compte de la richesse et de la diversité poétique d'un immense ensemble linguistique qui s'étend des Alpes italiennes (Claudio Salvagno) ou maritimes (Joan-Luc Sauvaigo) jusqu'à l'océan (Bernard Manciet, Alain Viaut). Jorn tente ainsi d'affirmer, au-delà des modes et dans un souci d'exigence, l'universalité novatrice de l'écriture occitane contemporaine.

 

Jean-Claude Forêt

 

 

 

Sylvan Chabaud

 Né dans le Var, Sylvan Chabaud tient l’occitan à la fois d’un père militant occitaniste et d’un grand-père dont c’était la langue maternelle. Mais c’est au contact de la musique de Massilia Sound System qu’il adopte cette langue comme une des siennes.
Connu sous le pseudo de « Chab » au sein de Mauresca Fracàs Dub ou Mauresca (un groupe de ragga en occitan dont il est le chanteur et le compositeur), Sylvan Chabaud écrit, depuis les années de lycée, des poèmes et des chansons.
Ses études d’occitan à l’Université Paul Valéry de Montpellier ont été couronnées par une thèse sur le poète provençal Bellaud de la Bellaudière (XVIe siècle).
Il se consacre pleinement à la musique, à l’écriture et à la création actuelle en langue d’oc. Son premier recueil de poésie, Leis illas infinidas / Les îles infinies, a été publié en 2012 aux éditions Jorn

 

Joan-Frederic BRUN

Peter Mepa / 20 février 2015 / Auteurs, XX℮-XXI℮ siècles Guilhem Ader, Ismaël Girard, Max Rouquette, Joan Ganhaire, les lettres occitanes comptent quelques écrivains qui ont mené double vie, une en médecine, l’autre en littérature. Le diabétologue Jean-Frederic Brun, né à Montpellier en 1956, est de ceux-là. Il y ajoute une passion pour la spéléologie et la bouvine. Toutes ces activités répondent pourtant à une quête unique, l’exploration des territoires fantasmés de l’enfance. L’amour physique, viscéral, qu’il éprouve pour son pays d’avens, de serres et d’étangs, s’accomplit dans des pratiques sociales ou sportives ritualisées, mais aussi par la descente dans la double verticalité de l’histoire (ou de la légende) et de la langue. De là sa fascination pour les dires des anciens, les traditions camarguaises du « buòu » et du cheval, les récits de fées, le mystère des lieux et de leurs noms, le mot précis et riche, porteur d’usage et de mémoire. La langue sert de médiatrice entre ces traditions culturelles et une nature solaire décrite avec sensualité et même érotisme.

Joan-Frederic Brun inscrit son écriture dans la continuité d’une littérature montpelliéraine qui va de Raimbaud d’Orange à Max Rouquette en passant par le Petit Thalamus, Isaac Despuèg, Francés Deleuse e l’abbé Fabre.    

Joan-Maria PETIT

Ludivine Fabre / 20 février 2015 / Auteurs, XX℮-XXI℮ siècles Jean-Marie Petit est né dans une famille de vignerons près de Capestang, en plein cœur du vignoble languedocien. Vignerons atypiques, comme il le souligne lui-même, puisque son père était pilote dans l’Aéropostale avant de revenir à la terre et qu’il se plaisait à faire pousser des fleurs au milieu de ses vignes. Cette famille radicale socialiste ne le prédisposait pas à la découverte de la foi chrétienne, qui devait marquer toute sa vie depuis son adolescence. Il entre à l’École Normale en 1959, puis à la Faculté des Lettres de Montpellier : licence de Lettres Modernes, puis deux ans d’enseignement dans le secondaire, après quoi il retourne à la Faculté, comme enseignant cette fois. Son domaine de prédilection est l’oralité occitane sous toutes ses formes : dialectologie (il participe à l’Atlas Linguistique du Languedoc), ethnographie (il enquête dans le Biterrois), lexicographie. Il s’intéresse notamment aux formes brèves comme les proverbes et dictons, qui ne sont pas sans rapport avec sa propre poésie.

 

 

 

Sylvan Chabaud, Jean-Frédéric Brun, Jean-Marie PetitSylvan Chabaud, Jean-Frédéric Brun, Jean-Marie PetitSylvan Chabaud, Jean-Frédéric Brun, Jean-Marie Petit

Sylvan Chabaud, Jean-Frédéric Brun, Jean-Marie Petit

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Il y a un an...JEAN

Publié le par Maison de la Poésie Languedoc Roussillon

Jean Joubert dans l'atelier de Robert Lobet, 2012

Jean Joubert dans l'atelier de Robert Lobet, 2012

Il y a un an, le 28 novembre 2015, disparaissait Jean JOUBERT.

Poète, écrivain, auteur pour la jeunesse, cofondateur et Président de la Maison de la Poésie qui porte aujourd'hui son nom.

Poète de renom, il a été un infatigable militant de la démocratisation de la poésie, fier d'avoir obtenu qu'elle ait une place dans la cité. Il tenait à ce que ce lieu "Maison de la poésie" soit un lieu, disait-il, "d'amitié, de fraternité", un lieu "de partage et d'écoute".

Durant l'année 2016, les hommages se sont succédé, montrant l'ampleur de la popularité de Jean Joubert.

En souvenir de Jean JOUBERT, ce lundi 28 novembre l'émission Traces de Lumière de Christian Malaplate sur Radio FM+  a pour thème :

Jean JOUBERT:  Longtemps j'ai courtisé la nuit -

L'émission sera rediffusée mardi 29 novembre 2016 de 17h à 18h

La Ville de Montpellier a entièrement rénové le lieu qui porte son nom, et le portera bientôt sur le fronton.

Continuons de lire Jean Joubert. Merci à l'éditeur Bruno Doucey d'avoir publié en un seul recueil, "Longtemps j'ai courtisé la nuit", les premiers poèmes de Jean publiés chez Seghers , "Les lignes de la main", et les poèmes inédits collectés par ses amis, nous invitant ainsi à reparcourir une vie d'écriture et de réflexion.

Et poursuivons le travail, comme il le souhaitait.

Longtemps j'ai courtisé la nuit

et, veilleur solitaire,

j'écrivais sous une lampe basse

d'une encre toujours noire....

Jean Joubert, Le cavalier bleu,  Longtemps j'ai courtisé la nuit, éditions Bruno Doucey, 2016

 

Il y a un an...JEAN

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VROUZ le 28 novembre Jacques Bonnaffé / Valérie Rouzeau

Publié le par Maison de la Poésie Languedoc Roussillon

VROUZ le 28 novembre Jacques Bonnaffé / Valérie RouzeauVROUZ le 28 novembre Jacques Bonnaffé / Valérie Rouzeau

VROUZ, de Valérie ROUZEAU

Lecture performance par Valérie Rouzeau et Jacques Bonnaffé

 

Lundi 28 novembre – 19h

Maison de la Poésie Jean Joubert

Moulin de l’Evêque

78, avenue du Pirée - Montpellier

 

Duo de choc, lundi 28 novembre ! C’est un drôle de jour pour venir mais ne le ratez pas, surtout ! 

NE RATEZ PAS Vrouz et Paffff… Rouzeau Bonnaff’ dans les poésies. Jacques et Valérie, oui !

 

Il ne sait pas s’il faut la dire ou chanter, elle ne sait pas s’il faut rire ou pleurer, 

elle voudrait murmurer et garder les secrets qu’elle écrit tout haut, il est son porte-voix nuancé  

Avec elle, attention, pas de déclamation, pas de récitation. Il retient son souffle, il pourrait exploser !

On vient de lui décerner le prix Raymond Devos de la langue française, alors vous parlez s’il ballonne !

Elle a eu le grand prix Apollinaire pour Vrouz …..et vous voudriez rater ça un lundi ? Jamais !!

 

Jacques Bonnaffé

Valérie Rouzeau, Prix Apollinaire 2012, et Jacques Bonnaffé, Prix Raymond Devos de la langue française, échangent et jouent sur les poésies de Valérie.

 

VROUZ, de Valérie ROUZEAU

C’est Jacques Bonnaffé, le complice, qui a trouvé le titre de ce  livre de Valérie Rouzeau: une audacieuse réduction prénom-nom, en une onomatopée évocatoire : V…ROUZ…

 

Pourquoi on aime retrouver les poésies de Rouzeau Valérie ? Parce qu’elles reviennent comme des airs bien roulés, et parce qu’on n’avait pas fini d’y trouver cet inattendu qu’on attendait, parce qu’une phrase s’était accrochée à la mémoire, laquelle déjà ? 

Parce que c’est embarrassant les sentiments, mais qu’on n’a jamais su s’en débarrasser, alors continuons.

Parce qu’elle nous invite à faire notre jeu de construction des sons qu’elle met en magicienne,

parce qu’en lui se réveille l’âme des chanteurs et des vieux poètes, parce qu’elle parle du monde maintenant, jamais du monde ancien soupirant, elle voit le monde elle le parle, il y a des camions, il y a des arbres, il a des supermarchés et des tongs en soldes, des mangues du Brésil, il y a des enfants des petits Lus authentiques, des cartes bleues méchantes, des voisins des araignées des trottoirs et des docteurs, la vie juste parce qu’avec elle c’est en train de s’écrire, on sent l’instant même où la belle idée s’est invitée, et puis ça crépite d’intelligence, intelligence avec l’amicette connexion des mots, comme un serpent domino, elle est très forte mais reste fragile, Rouzeau. 

Valérie de l’éclosion, comme on dirait de la première pluie.

 

 

Jacques Bonnaffé

 

Je vous visiterai mes amis inconnus
Au sol dans les nuages je ne vous louperai
Aussi sûr que j'aurai dans ma chaussure
Un petit gravillon pour m'agacer le pied
Une plume collée sous ma semelle aussi
Un mégot antérieur long rêve de fumée
Ou crottin de cheval herbe mal essuyée
Réminiscence douce et dormante douce
Mes amis inconnus je m'assoirai dessus
Votre seul coeur de marbre
Dur et pur comme un chêne
J'ôterai de mon soulier le caillou blanc
Et je vous chanterai une chanson mince
A l'intérieur tout noir de moi.
 
Valérie Rouzeau, VROUZ, La table ronde
 

 

Valérie Rouzeau, née en 1967, vit en poésie : elle en écrit, elle en traduit ("La Traversée" de Sylvia Plath, Poésie/Gallimard, 1999 ; Le Printemps et le reste" et "Je voudrais écrire un poème" de Williams Carlos Williams ou encore Emily Dickinson), elle en lit à voix haute (lectures publiques), elle l'anime (ateliers d'écriture en milieu scolaire). Elle est l’ auteur de quelques 25 recueils de poésie et de plusieurs chansons pour le groupe Indochine.

Son ouvrage  Pas revoir (le Dé Bleu, 1999) a obtenu un grand succès. (4 rééditions)

Vrouz (La table ronde) a reçu le Prix Apollinaire 2012.

Jacques BONNAFFE

Comédien à part entière, engagé par ses choix au cinéma et sa relation aux auteurs, dans ses rencontres avec les metteurs en scène. Il étend sa pratique artistique à des domaines multiples, lectures ou concerts parlés, mise en scène, enregistrements mémorables, performances ou banquets littéraires, accordant à la poésie vivante, qu’elle soit dialectale ou savante, une part privilégiée.

Il s’est singularisé dans la poésie oratoire, avec entre autres performances durables L’Oral et Hardi, sur des textes de Jean-Pierre Verheggen, performance que l’on a pu voir à Montpellier en 2010 (codiffusion Maison de la Poésie/ Théâtre Jean Vilar, Molière 2010).

 Depuis septembre 2015, il anime et produit pour France Culture Jacques Bonnaffé lit la poésie, émission quotidienne de 4 minutes.

 

Outre pour L’Oral et Hardi, Jacques Bonnaffé a été invité par la Maison de la Poésie lors de la Comédie du livre 2006 pour une mise en voix et en espace des Sermons joyeux de Jean–Pierre Siméon.

Une rencontre avec le public, animée par Hervé Pons, auteur de « Jacques Bonnaffé, pitre et poète » (éditions de l’Attribut), a eu lieu à cette occasion.

 

 

 

 

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Jean-Baptiste Para le 25 novembre

Publié le par Maison de la Poésie Languedoc Roussillon

Jean-Baptiste Para le 25 novembre

Rencontre avec Jean-Baptiste PARA, poète, traducteur, rédacteur en chef de la revue EUROPE, directeur de la collection bilingue "D'une voix l'autre" aux éditions Cheyne. 

Vendredi 25 novembre – 19h

Maison de la Poésie Jean JOUBERT

Moulin de l’Evêque

78, avenue du Pirée – Montpellier

 

Présentation : Claude Adelen

Lecture, par Jean-Baptiste Para, d’extraits de son livre La faim des ombres (Obsidiane) Prix Apollinaire 2006

Evocation de son travail de traducteur, et présentation de ses traductions de l’italien : Antonella Anedda , Nuits de paix occidentale (L’escampette), et du russe : Nicolaï Zabolotski, Le Loup toqué (la rumeur libre)

Présentation de la revue EUROPE.

 

 

Jean-Baptiste Para, né en 1956, est poète, critique d’art et traducteur. Il a traduit en français des poètes et des écrivains italiens, des poètes indiens et russes. Jean-Baptiste Para a collaboré à plusieurs revues (Action poétique, L’Herne, Le Mâche-Laurier, Caravanes, La Revue de Belles Lettres, Neige d’août…) et ses poèmes ont été traduits dans plusieurs langues (chinois, japonais, espagnol, italien, persan…)Il est lauréat du prix Laure Bataillon,du prix Nelly Sachs et du prix Apollinaire.

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25 , 28 novembre: Jean-Baptiste Para, Valérie Rouzeau et Jacques Bonnaffé

Publié le par Maison de la Poésie Languedoc Roussillon

Jean-Baptiste PARA, Valérie ROUZEAU, Jacques BONNAFFEJean-Baptiste PARA, Valérie ROUZEAU, Jacques BONNAFFEJean-Baptiste PARA, Valérie ROUZEAU, Jacques BONNAFFE

Jean-Baptiste PARA, Valérie ROUZEAU, Jacques BONNAFFE

Nos prochains rendez-vous

Maison de la Poésie Jean Joubert

Moulin de l'Evêque

78 avenue du Pirée - Montpellier

le vendredi 25 novembre à 19h: 

Rencontre lecture avec Jean-Baptiste PARA, poète, traducteur, rédacteur en chef de la revue EUROPE

Présentation: Claude Adelen

le lundi 28 novembre à 19h:

VROUZ, de Valérie ROUZEAU, par Valérie ROUZEAU et Jacques BONNAFFE

Le détail dans les documents ci-dessous

Jean-Baptiste PARA

rappel: le programme du trimestre

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Attention soirée reportée: Rémi CHECCHETTO avec Lina LAMONT

Publié le par Maison de la Poésie Languedoc Roussillon

Rémi Checchetto, Lina LamontRémi Checchetto, Lina Lamont

Rémi Checchetto, Lina Lamont

Nous sommes dans l'obligation de reporter ce rendez-vous.

Une date en 2017 vous sera prochainement communiquée.

 

ICI MEME

 de Rémi Checchetto (éditions Tarabuste)

Lecture performance  avec

Rémi Checchetto : texte, voix – Lina Lamont : contrebasse

Maison de la Poésie Jean Joubert

Moulin de l’Evêque- 78 avenue du Pirée – Montpellier

A l’issue de la performance, Rémi Checchetto s’entretient avec Michaël Glück

Rémi Checchetto

Né en 1962, Rémi Checchetto. écrit pour des metteurs en scène, des comédiens, musiciens, danseurs, photographes ou plasticiens. Son œuvre navigue entre la poésie et le théâtre. (Il a une quinzaine de pièces de théâtre à son actif, publiées notamment aux éditions Espaces 34). Ses textes de poésie sont publiés par Tarabuste, Jacques Brémond, les éditions de l’Attente.

Bela Czuppon et Jean-Marc Bourg  notamment ont mis en scène ses textes.

Le 18 novembre, il est invité par la Maison de la Poésie Jean Joubert pour une lecture performée de son dernier ouvrage de poésie « Ici même » (éditions Tarabuste), en dialogue avec Lina Lamont à la contrebasse. Le lendemain, il participe à la ZAL salle Pétrarque à Montpellier.

 

On ne connaît pas un Rémi Checchetto mais plusieurs. Si l’on se réfère à la musique joliment italienne de son patronyme on pourrait dire qu’il y a des Checchetti. On en connaît un qui écrit pour le théâtre de longs monologues, et dont on pense qu’il ne fait pas la différence, qu’il ne veut pas la faire, entre l’écriture de théâtre et l’écriture de la poésie. Les deux s’inscrivent dans un travail d’intériorisation, de poétisation du quotidien et des êtres auxquels il se confronte.

(Alain Girard-Daudon)

 

 

 

un jour

elle s’est pendue à un fil à linge bleu

 

nos yeux furent griffés

grillés

par un gel très fort

 

tout ce que nous avions vu

su

est tombé en morceaux

 

nous avons assisté à cela

sans rien avoir pu arrêter

 

se forma l’abîme

 

 

le soleil continuait

à faire le ciel

ou la pluie selon

sans que cela nous atteigne

 

des jours, des mois, des années

 

puis nous avons bougé

avons fait un grand écart

sur la carte

du nord vers le sud

d’ouest en est

 

nouvelle terre

 

nouveau départ ?

 

est-il possible de se sortir

la tête de l’eau roide

et d’être ailleurs ?

 


 

dés arrivé ici même

nous nous mettons dans le paysage

les yeux y sont fortement réclamés

contrairement aux arbres

les yeux courent partout

voient partout de bonnes idées

des envies de ceci

des inclinaisons pour cela

quelques appétits pour ci et ça

 

la tête court toujours derrière

moins prompte et agile

elle s’essouffle

n’a pas le temps de

que déjà les yeux là, ci et ça

 

elle en perd un peu les pédales

ça se superpose, s’emmêle en elle

et tête se met à genoux

autant pour quémander une pause

que pour boire au robinet

 

au moins cela l’éloigne un peu de la fatigue

de la lasse et basse tête

des jours anciens

 

 

Rémi Checchetto, Ici même, Tarabuste 2015

 

 

 

Lina Lamont

Contrebasse et voix

 

Artiste-musicien entre Toulouse, Paris et Montpellier, Lina Lamont adapte son univers avec amour et passion à tous les arts qui vibrent avec la musique.

 Lina travaille en priorité avec les Mutins de Pangée pour qui il compose et enregistre les musiques de films depuis 10 ans (« Chomsky et Cie » de Daniel Mermet et Olivier Azam, « Que Faire » de Pierre Merejkovsky, « Grandspuits et petites victoires » d’Olivier Azam…).

 Lina signe aussi des musiques pour la scène en collaboration avec des chorégraphes (Isabelle Saulle et Adolfo Vargas, Alain Abadie, Carmela Acuyo…), avec des metteurs en scène de théâtre (Patrick Séraudie, Anne Lefevre, Marc Fauroux, Fabrice Guérin).

Lina Lamont a créé deux spectacles solo (Le Silence Lina Lamont, De l’invention des labyrinthes), se produit aussi aux côtés de ses amis improvisateurs (Isabelle Cirla, Barre Phillips, Marc Demerau) et artistes chanteurs (Orlando le Trio, Bed, Guillaume Barraband, Les Deux Maris de la femme poisson).

Lina accompagne souvent des conteurs, et des poètes (Laurent Grison, Dominique Sorrente, Anne-Marie Jeanjean), et organise des concerts comme Les Connexions Improvisées ou Les Portes de la Fontaine à Toulouse.

Plusieurs collaborations avec la Maison de la Poésie Jean Joubert (Anne-Marie Jeanjean, David Léon, au théâtre Jean Vilar), Périfolies du Marché de la Poésie de Paris... 

Lina Lamont prépare avec Alima Hamel des lectures accompagnées de nouvelles de Maïssa Bey qui seront créées le dimanche 11 décembre 2016 à Toulouse.

 

 

 

 

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Alain LANCE le 8 novembre

Publié le par Maison de la Poésie Languedoc Roussillon

Alain Lance, photo Elisabeth Schneider
Alain Lance, photo Elisabeth Schneider
Alain Lance, photo Elisabeth Schneider

Alain Lance, photo Elisabeth Schneider

Mardi 8 novembre - 19h

Maison de la Poésie Jean JOUBERT

Moulin de l'Evêque 

78, avenue du Pirée - Montpellier

Rencontre avec Alain Lance, poète, traducteur, président de la Biennale des poètes en Val de Marne (réseau MAIPO) 

Alain Lance est né en1939 à Bonsecours, près de Rouen. Enfance à Paris. Etudes d’allemand à Paris et Leipzig. Après avoir enseigné le français en Iran et l’allemand à Paris, il a dirigé des instituts culturels français en Allemagne (à Francfort sur le Main et à Sarrebruck) puis a été directeur de la Maison des écrivains à Paris de 1995 à 2004.

Il a publié une dizaine de livres de poésie, dont Distrait du désastre (en 1995 chez Ulysse fin de siècle, Dijon), Prix Tristan Tzara 1996. En 2000 est paru un choix de ses poèmes sur plus de trois décennies, intitulé Temps criblé, dans la collection Les Analectes, chez Obsidiane et Le Temps qu’il fait, (Prix Apollinaire 2001).

Il a également traduit de l’allemand, la plupart du temps en coopération avec Renate Lance-Otterbein, une dizaine d’ouvrages de Christa Wolf, des livres de poèmes et de prose ainsi que des pièces de théâtre de Volker Braun et cinq romans ou recueils de nouvelles de Ingo Schulze. Il a dirigé le domaine allemand des éditions Alinéa de 1985 à 1988. Membre correspondant de l’Académie des Arts de la Saxe, il a reçu en 2006 le Deka-Bank-Preis du Literaturhaus Frankfurt, qui récompense une personnalité étrangère ayant contribué à promouvoir la littérature allemande dans son pays. 

En septembre 2012, le prix Eugen Helmlé est attribué, à Sarrebruck, à Alain Lance et Renate Lance-Otterbein pour distinguer leurs traductions d’auteurs allemands contemporains.

 

Présentation :Claude Adelen

Lecture, par Alain Lance, de ses propres poèmes.

Lecture, par Alain Lance, de ses traductions de Volker Braun.

Alain Lance sera accompagné par Anne-Mareike Schultheis, lectrice du DAAD de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, qui lira les textes en allemand.

Dialogue avec le public à propos des problématiques de la traduction.

En partenariat avec la Maison de Heidelberg

 

Francfort-Leipzig, novembre 1990

 

Fantôme frontière

Pourtant je l'ai franchie

Désarmée le regard délarmé

Des souvenirs plein les narines

 

Lignite des années soixante

 

Il n'est plus de rouge

Que ces pommes en pyramide

Au pied des troncs noirs

Des jardins ouvriers

 

Camion kaki caractères cyrilliques

Migrateurs en retard

Sur le gris délabré

 

Paysage paysage

Dévore les rabâchages

Des fragiles personnels bombardés

 

L'hiver fait fondre la lumière

Temps perdu mérite inventaire

 

Alain LANCE, Temps criblé, poèmes 1962-1999, Obsidiane et le temps qu'il fait (2000)

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Novembre: 4, 5 et 8 et la suite...

Publié le par Maison de la Poésie Languedoc Roussillon

Gérard Cartier, François BoddaertGérard Cartier, François Boddaert

Gérard Cartier, François Boddaert

Vendredi 4 novembre - 19h

Maison de la Poésie Jean JOUBERT

Moulin de l'Evêque 

78, avenue du Pirée - Montpellier

Rencontre avec Gérard Cartier et François Boddaert

Présentation: Claude Adelen

Rencontre lecture avec Gérard Cartier, autour de son livre Le voyage de Bougainville (éd. L'Amourier)

 en deuxième partie, rencontre avec François Boddaert, fondateur et responsable des éditions Obsidiane, fondateur de la revue Secousse.

Présentation de la revue Secousse par François Boddaert et Gérard Cartier.

Rencontre animée par Claude Adelen.

La veille, Gérard Cartier rencontre les élèves du lycée Jules Guesde.En partenariat avec le lycée Jules Guesde à Montpellier.

 

Gérard Cartier

Né en 1949 à Grenoble, Gérard Cartier vit à Paris. Diplômé de l’École Centrale des Arts et manufactures en 1972, il a toujours poursuivi, en parallèle à sa vie professionnelle – ingénieur sur les grands projets d'infrastructures – une activité de poète. Nombre de ses livres tirent leur motif de l’histoire récente et témoignent, comme l'a écrit Emmanuel Laugier, de son “ ambition d’écrire une poésie épique, mêlant les heurts de l’Histoire, du nazisme à l’Algérie ”. Il a été, avec Francis Combes, l'initiateur et le maître d'œuvre de l'affichage de poèmes dans le métro parisien (1993 à 2007).

Gérard Cartier est coordinateur de la revue électronique de littérature Secousse 

Le Voyage de Bougainville  

Après le Supplément au Voyage de Bougainville de Diderot, Gérard Cartier revient à ce célèbre navigateur et à son voyage d’exploration scientifique autour du monde.

Il nous invite à un voyage à travers la création vers la vérité pratique, ce but de l’esprit qui était aussi celui de la poésie pour Éluard via Lautréamont. Dans cette confrontation à la géographie, à l’histoire, aux sciences, il s’y dit beaucoup de notre temps.

Poésie aux vers démaillés qu’un souffle épique traverse et porte – mais sans emphase – avec juste ce qu’il faut de savoir, de références et d’espoirs.

(L’amourier) 

Bibliographie

Poésie

Tristran, éd. Obsidiane, 2010

Le petit séminaire, éd. Flammarion, 2007

Le hasard, éd. Obsidiane, 2004

Méridien de Greenwich, éd. Obsidiane, 2000 (Prix Max Jacob)

Le Désert et le Monde, éd. Flammarion, 1997 (Prix Tristan Tzara)

Introduction au désert, éd. Obsidiane, 1996

Alecto !, éd. Obsidiane, 1994

La nature à Terezin, Europe Poésie, 1992

Passage d’Orient, éd. Messidor, coll. Digraphe, 1984

Le montreur d’images, éd. Saint-Germain-des-prés, 1978 

Récits

Du neutrino véloce, éd. Passage d’encres, 2015

Cabinet de société, éd. Henry, 2011 

Théâtre

La déportation d’Hermès, pièce radiophonique, France Culture, 1987 

Traduction

La lanterne de l’aubépine de Seamus Heaney (Prix Nobel de littérature), Temps des Cerises, 1996

Ingénierie

Loin des couleurs flatteuses       une île
Sous le pas des nuages       théâtre du nord
Où mêlé à la lande parmi les mégalithes
Renaître dans l’éclat de la solitude       l’océan
Le vent acide       conversant avec les mouettes
Une herbe entre les pouces       autre enfin
Que je n’ai su être       mais l’esprit sans la main
Est indigent       mes maîtres pétrissaient le monde
Et ma vie a pris forme sans moi
Quarante ans la main dans les chiffres
Toutes les disciplines géologie
Mécanique hydraulique      des chantiers volants
Redessiner la terre et commander aux vagues
Vaste équation bouillonnant sur les pieux
Que du bord d’un ponton des hommes demi-nus
Fichaient dans le sable       le pied vacillant
Sous l’ahan des béliers       oubliant d’être à moi
Propager les biens et rapprocher les hommes
Valent-ils un réduit sous le vent des îles
Et la lande rousse en méditation

Gérard Cartier, Le voyage de Bougainville, éd. L’amourier

 

François BODDAERT

François Boddaert est né le 26 juillet 1951 à Sens. Il suit des études à la Sorbonne où il obtient une licence en art et archéologie et un DEA de philosophie. En 1978, il fonde les éditions Obsidiane puis, en 1980, il met sur pied le festival de poésie-musique de Sens. Il a créé l'association interprofessionnelle Hélikon et la galerie d'art Icôna à Saint-Julien-du-Sault, les revues de poésie Le Mâche Laurier (1994-2008) et Agotem (1994-2008). En 2010, il est le premier à lancer une revue de poésie sur Internet : Secousse. Vivant dans un village de l’Yonne, il est poète, essayiste et romancier, participe à de nombreuses revues et anime des colloques autour de la poésie et de la littérature.

Repères bibliographiques
Le temps qu'il fait :
Ce livre de malheur et des corps (poèmes, 1991)
D'un crime prémédité par les lettres (roman, 1992)
Le preneur de rebut (essai, 1994)
Melven, roc des chevaux (nouvelles, 1995)
Flanc de la servitude (poèmes, 1995)
De feu et de couleur (poèmes, photographies de Georges Monti, tirage limité, 2011)
Dans la ville ceinte (roman, 2012)
Chez d'autres éditeurs :
Tombeau du goût français (Ed. Obsidiane, 1987)
Ces imbéciles croyants de liberté,1815-1852 — Avec Michel Orcel (Ed. Hatier, 1990)
Petites portes d'éternité (Ed. Hatier, 1992)
Fauconnerie de la tour (Ed. Mydriase, 1995)
Propos et billevesées d'un entrepreneur en Poésie (Obsidiane, 1997)
Portatif de la provocation (Presses universitaires, 2000)
Le secret des Namboucs (Obsidiane, 2000)
Dictionnaire de la provocation : de Villon à Verdun en 333 entrées — Avec Olivier Apert (Presses universitaires de Vincennes, 2000)
Vain tombeau du goût français (La Dragonne, 2001)
Au bordel des muses : scènes de la vie littéraire (Obsidiane, 2003)
Consolation, délire d’Europe (La Dragonne, 2004)
Franck Venaille, “Je revendique tous les droits” (Jean-Michel Place, 2006)
Éloge de la provocation dans les Lettres & au dix-neuvième siècle — Avec Olivier Apert (Obsidiane, 2013)
Bataille, mes satires cyclothymiques (Tarabuste, 2015)

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

Novembre: 4, 5 et 8 et la suite...

Samedi 5 novembre - 17h

Médiathèque Françoise Giroud

15, avenue de la cave coopérative

34160 Castries

HIBOU BLANC et SOURIS BLEUE

Spectacle tout public à partir d'un conte de Jean Joubert ( L'Ecole des loisirs) par  la Compagnie El Triciclo

précédé d'un hommage à Jean Joubert par les élèves et les enseignants de l'Ecole Marcel Pagnol

Théâtre, marionnettes et création musicale

Dossier de presse du spectacle Hibou blanc, souris bleue

Alain Lance (photo Elisabeth Schneider)

Alain Lance (photo Elisabeth Schneider)

Mardi 8 novembre - 19h

Maison de la Poésie Jean JOUBERT

Moulin de l'Evêque 

78, avenue du Pirée - Montpellier

Rencontre avec Alain Lance, poète, traducteur, président de la biennale des poètes en Val de Marne (réseau MAIPO) 

Alain Lance est né en1939 à Bonsecours, près de Rouen. Enfance à Paris. Etudes d’allemand à Paris et Leipzig. Après avoir enseigné le français en Iran et l’allemand à Paris, il a dirigé des instituts culturels français en Allemagne (à Francfort sur le Main et à Sarrebruck) puis a été directeur de la Maison des écrivains à Paris de 1995 à 2004.

Il a publié une dizaine de livres de poésie, dont Distrait du désastre (en 1995 chez Ulysse fin de siècle, Dijon), Prix Tristan Tzara 1996. En 2000 est paru un choix de ses poèmes sur plus de trois décennies, intitulé Temps criblé, dans la collection Les Analectes, chez Obsidiane et Le Temps qu’il fait, (Prix Apollinaire 2001).

Il a également traduit de l’allemand, la plupart du temps en coopération avec Renate Lance-Otterbein, une dizaine d’ouvrages de Christa Wolf, des livres de poèmes et de prose ainsi que des pièces de théâtre de Volker Braun et cinq romans ou recueils de nouvelles de Ingo Schulze. Il a dirigé le domaine allemand des éditions Alinéa de 1985 à 1988. Membre correspondant de l’Académie des Arts de la Saxe, il a reçu en 2006 le Deka-Bank-Preis du Literaturhaus Frankfurt, qui récompense une personnalité étrangère ayant contribué à promouvoir la littérature allemande dans son pays.

En septembre 2012, le prix Eugen Helmlé est attribué, à Sarrebruck, à Alain Lance et Renate Lance-Otterbein pour distinguer leurs traductions d’auteurs allemands contemporains.

 

Présentation :Claude Adelen

Lecture, par Alain Lance, de ses propres poèmes.

Lecture, par Alain Lance, de ses traductions de Volker Braun.

Alain Lance sera accompagné par Anne-Mareike Schultheis, lectrice du DAAD de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, qui lira les textes en allemand.

Dialogue avec le public à propos des problématiques de la traduction.

 

En partenariat avec la Maison de Heidelberg

 

Novembre: 4, 5 et 8 et la suite...

A suivre à la Maison de la Poésie:

Vendredi 18 novembre - 19h : performance Rémi Checchetto/Lina Lamont

Vendredi 25 novembre - 19h: rencontre avec Jean-Baptiste PARA

Lundi 28 novembre - 19h : VROUZ, lecture par Valérie Rouzeau et Jacques Bonnaffé

 

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